bonheur en tranches

Et si le bonheur des uns faisait aussi le bonheur des autres…

Souhait de lutin

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Comme tout le monde, je ne suis pas parfaite. Et je suis fatiguée d’essayer.

Mais je continue d’aimer la vie, beaucoup, énormément.
Surtout les petits moments qui, vus de l’extérieur, peuvent paraître anodins.
Les petites tranches de vie comme tant d’autres qui, d’un mot, d’un regard, d’un geste, d’une présence, deviennent spéciaux, au moins pour nous.

Je n’essaie plus de tout faire bien.
Je continue juste d’essayer d’être présente.
Pour de vrai.
D’écouter, même si le contenu ne m’intéresse pas trop à priori. Le contenant, lui, m’est précieux.
De poser des questions pour que tu sentes bien que toi, tu m’intéresse. D’essayer de me mettre dans ta peau pour mesurer l’importance que ton anecdote prend dans ta vie à toi, la place qu’elle prend dans ton cœur, la proportion d’énergie que tu lui consacre. De toutes mes forces, j’essaie de façonner mes commentaires pour qu’ils reflètent ma petite compréhension de ton gros souci, de ta géante joie.

40 ans. Il paraît que je suis adulte. Que je ne peux plus faire semblant… Ce serait grotesque, vulgaire même.
« Une grande personne » comme disait le Petit Prince.
Avec toute la maladresse et l’ignorance que ça implique.

Si j’ai réussi à ménager – un peu – ma capacité d’émerveillement, je vois bien que je comprends de moins en moins certaines de tes énigmes de Petit Bonhomme. Mes soucis s’éloignent des tiens et j’oublie comme tes stress peuvent avoir autant de valeur que les miens, dans nos échelles respectives.

Je ne sais plus non plus comment on survit à ces épisodes frustrants entre copains de maternelle, à ces guerres de cours de récréation. J’ai peur de ne pas t’être de bon conseil pour t’aider à marquer ton territoire, à nommer tes limites, à voir à ce qu’elles soient respectées.

Alors je compense.
Je souligne les moments les plus goûteux. Je nous mitonne des bonheurs joufflus. J’en trouve tous les jours. J’étire nos secondes d’hilarité pour en faire des minutes. Je te décris les paysages qui défilent autour de nous en exagérant les couleurs, les formes. Je suis une lentille polarisante et je me concentre sur le meilleur.
Pas le parfait, juste le bon.
Et peu importe sa taille.

Parce que le bonheur n’est pas parfait, lui non plus. Il n’est ni permanent, ni absolu. Mais si je retiens quelque chose de ces 40 années à voyager parmi les Hommes, c’est bien que du bonheur, il y a en a partout, tout le temps. Et qu’à force de le reconnaître dans les petites choses, d’en collectionner les bribes imparfaites au quotidien, on peut s’en récolter toute une hotte, et s’en régaler toute l’année.

Voilà ce que je nous souhaite, à Papa, toi et moi, pour 2017 : l’envie quotidienne de se récolter de petites joies, de s’en parler, de les mettre dans notre hotte, bien au chaud. Et de temps en temps, quand il fera froid, on ressortira nos petits ravissements, nos minuscules allégresses, nos mignonnes sérénités. Alors, on pourra les compter, les déguster, s’en délecter.

Et, tous les trois, boire notre petit bonheur, jusqu’à la lie.

Bonne année mon lutin !

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